Innocence / Par: Said Abdennabi


Elle était jeune, même très jeune, son corps se métamorphosait et poussait sa féminité à montrer ses premières prémices. Les yeux de tous les âges la harcelaient. Les vieux avec un sentiment de regret la regardaient avidement. Elle était encore une enfant.

Même un obsédé ou pédophile n’oserait l’approcher, elle était d une

beauté rare, crée comme la nature du printemps juste pour être

contemplée, l idée figeait chaque désirs interdit.

Les jeunes l’admiraient, les enfants dans leur innocence puisaient de sa douceur, de sa beauté. Ils jouaient ensemble dans la verdure devant la forêt qui était juste à quelques mètres. C’était un samedi, les citoyens ont profité de la fin de semaine ensoleillée pour se détendre….

Ce jour là, elle jouait dans la forêt sans savoir qu’elle était la plus belle fleur du patelin. Le vent déferlait ses cheveux comme il fait toujours avec les vagues des mers , Les lèvres imitant la pulpe des pamplemousses dessinaient un sourire…

Mais le destin s’est joué de son bonheur. Quelque chose tomba soudainement du ciel et explosa en déchiquetant cette jeune fille, quelques cheveux se sont accrochées sur les branches des arbres, d’autre se sont étalée sur les roches ou encore se sont dispersé sur l’herbe ; parce que, loin du village, dans une maison blanche, rouge ou noire, des gens aveuglés par le pouvoir ne pourraient voir un enfant jouer ou une mère allaiter son bébé quelque part..

La paix pour eux n’est que mots qu’ils réverbèrent, sous leurs pieds

Elle est une fleur toute frêle, ils ont peur du calme et craint

l’étouffement. Leur nature les oblige à provoquer les uns des autres.

Semant plus de terreur pour gagner plus de bruit. Ils cultivent le vent pour récolter la tempête…

Leurs maux les obligent, ils ont droit. La jeune fille n’en avait aucun. Elle ne peut plus jouer avec les enfants. Elle ne peut rêver comme toutes les filles de l’inoubliable nuit du plaisir, épouse, où plutôt de cauchemar dont elle était la cible , Elle ne peut être mère, elle ne peut rire parce qu’un moribond à changé sa vie. Il a déchiqueté son corps comme on dépèce un animal ou pire ; laissant son corps gésir dans l’oubli.

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De quelle douceur tu découles ?

Chante moi l'ode de l'Arcadie

Ta douce mélodie me soûle

Pour rêver aux paradis

 

Tu étais grain de beauté

Parmi des milliers de fleurs

La rosée s'incline envoûtée

Par ce charme qui brise le cœur

 

Au plus cher perle de David

Les oiseaux venaient pépier

Toutes les pensées restent avides

Ta fraîcheur maintenant expiée

 

Sans cette cruelle perfidie

Tu aurais été ma vie

Aphrodite sans tragédie

Mais le mal terni nos vies

 

Tu aurais dû; mon chagrin

Qui fait couler tant de larmes

Être un germe demandant soin

Qui souffle à mon âme, ton charme

 

Cette colline jusqu'à nos jours

Cherche comment se consoler

Malgré que les grands vautours

N'ont pas cessé de voler

  

Cheveux dorés sur les plantes

Ton sang nourrit le sésame

Atteste l'erreur humiliante

Des folies de l'oncle Sam

 

Rachel Hubert Saida

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N.B. Ce poème est dédié aux enfants de la guerre : une petite fille aux cheveux blonds courant dans un champ, aimant la vie. Mais un jour la guerre vient détruire sa jeunesse, ses rêves, son corps d'enfant éparpillé sur le sol, qui devient les ténèbres. La guerre des continents riches contre le continent pauvre. Qui paie le plus cher prix?

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Said abdennabi

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